
Le monotub est une méthode de culture de champignons en intérieur qui consiste à utiliser un bac fermé, légèrement ventilé, pour créer un microclimat favorable au développement du mycélium puis à la fructification.
Cette technique est devenue populaire parce qu’elle permet de cultiver certains champignons dans un espace réduit, avec peu de matériel : un bac, un substrat adapté, du mycélium sur grains, une bonne humidité et un échange d’air progressif.
Mais le monotub n’est pas une méthode universelle. Son succès dépend surtout de trois éléments : le choix de l’espèce, le choix du substrat et la propreté des manipulations. Un substrat à base de fibre de coco ne conviendra pas aux mêmes champignons qu’un substrat bois stérilisé ou qu’un compost adapté aux champignons de prairie.
Dans ce guide, nous allons voir comment fonctionne un monotub, comment préparer un substrat CVG à base de fibre de coco, quels champignons sont les plus adaptés à ce type de culture, et comment choisir entre une solution DIY, un substrat prêt à l’emploi ou un bac de culture professionnel.
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Pour une préparation plus simple, découvrez notre kit CVG complet coco + vermiculite + gypse. Il réunit les ingrédients essentiels pour préparer un substrat CVG maison.
Vous pouvez aussi acheter les ingrédients séparément : fibre de coco, vermiculite horticole et gypse.
À retenir
- Le monotub est un bac de culture ventilé qui maintient une humidité élevée.
- Il est particulièrement adapté aux champignons qui fructifient en surface et aux espèces qui apprécient une couche de casing.
- Le CVG signifie généralement Coco – Vermiculite – Gypse. Pour simplifier, vous pouvez utiliser le kit CVG complet.
- La fibre de coco est utile comme base de substrat CVG ou comme couche de casing.
- Pour les champignons lignicoles, un substrat bois stérilisé est souvent plus adapté qu’un simple CVG.
- Les grains stérilisés permettent de produire ou multiplier du mycélium avant de l’ajouter au substrat bulk.

Qu’est-ce qu’un monotub ?
Un monotub est un bac de culture, généralement en plastique, utilisé comme petite chambre de colonisation et de fructification. Le bac est percé ou équipé d’ouvertures filtrées afin de permettre un échange d’air frais tout en conservant une forte humidité.
Le principe est simple : on mélange du mycélium sur grains colonisé avec un substrat bulk, puis on laisse le mycélium coloniser l’ensemble du mélange. Une fois le substrat bien colonisé, le bac est progressivement mis en conditions de fructification : plus d’air frais, lumière indirecte, humidité stable et observation régulière.
Le monotub est donc différent d’un sac de culture classique. Dans un sac, les champignons fructifient souvent par des ouvertures latérales ou directement à travers une découpe. Dans un monotub, les champignons fructifient généralement sur la surface du substrat, parfois après ajout d’une couche de casing.
À quoi sert le monotub ?
Le monotub permet de créer un environnement relativement stable pour certaines cultures de champignons. Il combine trois fonctions :
- Incubation : le mycélium colonise le substrat bulk dans un bac fermé.
- Maintien de l’humidité : le substrat apporte une grande réserve d’eau.
- Fructification : l’échange d’air et la lumière déclenchent la formation des champignons.
Cette méthode est intéressante pour les cultivateurs qui veulent expérimenter des substrats, comparer différentes espèces ou travailler avec des bacs plutôt qu’avec des sacs individuels.
Quels champignons sont adaptés au monotub ?
Tous les champignons ne sont pas adaptés au monotub. Les espèces qui fructifient naturellement en surface, les champignons à pied bien marqué et certaines espèces appréciant une couche de casing s’y prêtent mieux que les champignons qui fructifient latéralement sur bois.
Les pleurotes, le Lion’s Mane et le Reishi, par exemple, sont souvent plus adaptés à des sacs, des seaux, des blocs bois ou des chambres de culture ventilées. Ils peuvent parfois être expérimentés en bac, mais ce n’est généralement pas la méthode la plus naturelle ni la plus efficace.
| Type de champignon | Substrat généralement adapté | Intérêt en monotub |
|---|---|---|
| Champignons coprophiles autorisés par la législation | Compost, substrat fumier composté, coco en mélange, casing coco | Très adaptés au principe du monotub, car ils fructifient souvent en surface dans un substrat riche et humide. |
| Coprins | Compost adapté, matière organique bien décomposée, casing éventuel | Intéressants pour l’expérimentation, mais demandent une bonne fraîcheur et une récolte rapide. |
| Agaricus | Compost spécifique + couche de casing | Possible en bac, mais demande un substrat plus spécifique qu’un simple CVG. |
| Pioppino | Substrat bois stérilisé, casing coco possible | Bon candidat pour les essais en bac, car il apprécie souvent une surface humide et une couche de casing. |
| Chestnut / Pholiote du peuplier | Substrat bois stérilisé, casing possible | Intéressant en monotub ou bac de culture, avec une bonne gestion de l’humidité et de l’air frais. |
| Eryngii | Substrat bois stérilisé enrichi | Possible en bac, mais demande une gestion précise de l’air, de la température et de l’humidité pour obtenir de beaux pieds. |
| Nameko | Substrat bois stérilisé, forte humidité | Peut être testé en bac, surtout si l’humidité de surface est bien maintenue. |
Le choix du substrat est donc central. Un monotub n’est pas seulement un contenant : c’est un système complet dans lequel l’espèce, le substrat, l’humidité et l’aération doivent être cohérents.
Les trois grands types de substrats pour monotub
1. Le substrat CVG : coco, vermiculite et gypse
Le CVG est un substrat simple composé de :
- Coco : fibre de coco réhydratée ;
- Vermiculite : améliore la rétention d’eau et l’aération ;
- Gypse : sulfate de calcium qui améliore la structure du mélange et apporte du calcium.
Le CVG est apprécié parce qu’il est facile à préparer, stable, léger et relativement peu nutritif. Il est souvent utilisé comme base de substrat ou comme couche de casing selon les protocoles.
Notre bloc de fibre de coco compressée se réhydrate avec environ 3 à 3,5 L d’eau et permet d’obtenir environ 8 à 9 L de substrat. Il est adapté à la préparation de mélanges CVG et aux techniques de pasteurisation domestique de type bucket tek.
2. Les substrats compostés ou fumier composté
Certains champignons se développent naturellement sur des matières organiques très décomposées, du compost ou des substrats proches du fumier composté. Dans ce cas, la fibre de coco peut être utilisée en mélange ou en casing, mais elle ne remplace pas toujours la richesse et la structure d’un compost adapté.

Ces substrats demandent davantage de rigueur. Plus le substrat est riche, plus il est sensible aux contaminations. Une bonne pasteurisation ou stérilisation devient alors essentielle.
3. Les substrats bois pour woodlovers
Pour les champignons lignicoles, comme le pioppino, le chestnut, l’eryngii ou le nameko, un substrat à base de bois est souvent plus logique qu’un CVG simple.
À La Mycosphère, nous proposons des substrats stérilisés bio à base de sciure de bois et de résidus céréaliers d’origine biologique. Ils sont conçus pour les champignons lignicoles et peuvent être inoculés avec du mycélium sur grains.
Quel substrat choisir ?
- Pour préparer un CVG : kit CVG complet, ou fibre de coco + vermiculite + gypse.
- Pour les champignons lignicoles : substrat bois stérilisé.
- Pour les champignons de compost : compost adapté + casing.
- Pour simplifier : substrat all-in-one ou substrat prêt à l’emploi.
Recette simple de substrat CVG
Voici une recette simple pour préparer un substrat CVG à partir d’un bloc de fibre de coco compressée.
Recette CVG
- 1 bloc de fibre de coco compressée d’environ 650 g ;
- 300 g de vermiculite ;
- 100 g de gypse ;
- 3 à 3,5 L d’eau bouillante.
Cette recette permet d’obtenir un substrat léger, humide et aéré, utilisable comme base de CVG ou comme couche de casing selon les cultures.

Comment préparer le CVG avec la méthode du seau ?
La méthode du seau, souvent appelée bucket tek, consiste à réhydrater et pasteuriser la fibre de coco avec de l’eau bouillante dans un récipient fermé.
Matériel nécessaire
- un bloc de fibre de coco compressée ;
- de la vermiculite ;
- du gypse ;
- un seau propre avec couvercle ;
- de l’eau bouillante ;
- des gants propres ;
- un outil propre pour mélanger.
Étapes de préparation
- Nettoyez votre espace de travail et votre matériel.
- Placez la fibre de coco, la vermiculite et le gypse dans le seau.
- Versez 3 à 3,5 L d’eau bouillante sur les ingrédients.
- Fermez immédiatement le seau avec son couvercle.
- Laissez reposer 6 à 8 heures, jusqu’à refroidissement complet.
- Mélangez soigneusement pour homogénéiser le substrat.
- Vérifiez l’humidité avant utilisation.
Le substrat doit toujours être complètement refroidi avant d’être mélangé avec du mycélium. Un substrat encore chaud peut endommager le mycélium.
Comprendre la field capacity
La field capacity correspond au niveau d’humidité idéal du substrat. C’est un point essentiel pour réussir une culture en monotub.
Pour tester l’humidité, prenez une poignée de substrat propre et pressez-la fermement :
- si rien ne sort et que le substrat se défait immédiatement, il est trop sec ;
- si quelques gouttes sortent, l’humidité est correcte ;
- si un filet d’eau coule, le substrat est trop humide.
Un substrat trop humide favorise les bactéries, les mauvaises odeurs et les contaminations. Un substrat trop sec ralentit la colonisation et limite la fructification.
Le rôle des grains stérilisés
Dans un monotub, les grains colonisés jouent le rôle de “semence”. Le grain apporte une base nutritive très favorable au développement du mycélium. Une fois colonisé, il est mélangé au substrat bulk pour permettre au mycélium de coloniser tout le bac.
Vous pouvez utiliser du mycélium sur grains déjà colonisé ou produire votre propre grain spawn à partir d’une culture liquide, d’une boîte de Pétri ou d’un autre inoculum propre.
Nos sacs de grains stérilisés bio sont composés d’un mélange de céréales biologiques avec une petite proportion de sciure de bois. Ils sont stérilisés à l’autoclave, conditionnés en laboratoire et équipés d’un port d’injection pour faciliter l’inoculation avec une culture liquide.
Grains stérilisés + substrat bulk : le principe
Le grain sert à produire une masse de mycélium vigoureuse. Le substrat bulk apporte le volume, l’eau et la structure nécessaires à la fructification.
Un ratio simple pour débuter est :
1 volume de grain colonisé pour 3 à 4 volumes de substrat.

Comment monter un monotub étape par étape ?
1. Choisir le bac
Vous pouvez utiliser un bac plastique transparent ou semi-transparent avec couvercle. Le bac doit être assez grand pour contenir plusieurs centimètres de substrat, tout en laissant suffisamment d’espace au-dessus pour la fructification.
Un monotub DIY peut être percé pour améliorer l’échange d’air. Les trous sont généralement recouverts de filtres, de micropore ou de mousse filtrante. L’objectif est de permettre l’évacuation du CO₂ sans assécher excessivement le substrat.
Si vous voulez éviter le bricolage, un monotub prêt à l’emploi de type Boomr Bin peut simplifier la mise en place grâce à des ouvertures et filtres déjà prévus pour la culture.
2. Nettoyer l’espace de travail
Avant toute manipulation, nettoyez votre table, vos mains, vos outils et le bac. Travaillez dans une pièce calme, sans courant d’air, avec des gants propres si possible.
Plus vous ouvrez de sacs et mélangez de matières, plus la propreté devient importante. Le substrat bulk n’est pas toujours stérile après ouverture, mais il faut éviter d’y introduire des contaminants visibles ou des poussières inutiles.
3. Préparer le substrat bulk
Préparez votre CVG, votre substrat bois ou votre substrat adapté à l’espèce. Vérifiez toujours :
- la bonne humidité ;
- l’absence de mauvaise odeur ;
- le refroidissement complet après pasteurisation ou stérilisation ;
- la cohérence entre le substrat et l’espèce cultivée.
4. Mélanger grains colonisés et substrat
Lorsque le grain est bien colonisé, mélangez-le au substrat dans le monotub. Le mélange doit être homogène, mais il ne faut pas compacter trop fortement le substrat.
Vous pouvez aussi travailler en couches : une couche de substrat, une couche de grains, puis à nouveau du substrat. L’important est que le mycélium puisse coloniser rapidement tout le volume.
5. Ajouter une fine couche de finition
Après le mélange, il est souvent utile d’ajouter une fine couche de substrat ou de coco en surface. Cette couche protège les grains exposés et aide à maintenir une humidité régulière.
Pour certaines espèces, une véritable couche de casing est appliquée plus tard, lorsque le substrat est déjà bien colonisé.
6. Fermer et laisser coloniser
Fermez le bac et placez-le dans un endroit propre, à température stable et à l’abri du soleil direct. Pendant cette phase, le mycélium colonise le substrat.
Évitez d’ouvrir le bac inutilement. Chaque ouverture perturbe le microclimat et augmente le risque de contamination.
7. Passer en fructification
Lorsque le substrat est bien colonisé, les conditions peuvent être ajustées pour favoriser la fructification : plus d’échange d’air, lumière indirecte et humidité stable.
Selon l’espèce et le substrat, il peut être utile d’ajouter une couche de casing à base de fibre de coco pasteurisée. Cette couche aide à maintenir une humidité de surface régulière et peut stimuler la formation des primordia.

Utiliser la fibre de coco comme casing
Le casing est une fine couche appliquée sur un substrat colonisé. Contrairement au substrat nutritif, il sert surtout à gérer l’humidité de surface et à créer un environnement favorable à la formation des jeunes champignons.
La fibre de coco est intéressante comme casing parce qu’elle est légère, aérée et retient bien l’eau. Elle peut être appliquée en fine couche, généralement entre 0,5 et 1,5 cm selon les cultures.
Avant utilisation, il est recommandé de la réhydrater avec de l’eau chaude et de la laisser refroidir complètement. Elle doit être humide, mais jamais détrempée.
Ingrédients utiles pour préparer un CVG maison
- Kit CVG complet : solution simple avec coco, vermiculite et gypse.
- Bloc de fibre de coco : base du substrat ou couche de casing.
- Vermiculite horticole : améliore la rétention d’eau et l’aération.
- Gypse : améliore la structure du mélange.
Monotub DIY ou Boomr Bin prêt à l’emploi ?
Un monotub DIY peut être fabriqué à partir d’un bac plastique, d’une perceuse et de filtres adaptés. C’est économique et intéressant pour apprendre.
Un bac prêt à l’emploi de type Boomr Bin présente plusieurs avantages :
- pas besoin de percer le bac soi-même ;
- ouvertures prévues pour l’échange d’air ;
- filtres adaptés ;
- design plus propre et facile à nettoyer ;
- format pensé pour la culture de champignons ;
- possibilité d’ajouter des accessoires de gestion de l’humidité ou de l’air frais selon les modèles.
À La Mycosphère, nous proposerons prochainement des monotubs de type Boomr Bin, ainsi que des substrats CVG et all-in-one pour simplifier la culture en intérieur.
Quelles solutions choisir selon votre niveau ?
| Votre profil | Solution conseillée | Produits utiles |
|---|---|---|
| Je veux comprendre et faire moi-même | Préparer un CVG maison | Kit CVG complet, ou fibre de coco, vermiculite, gypse |
| Je veux produire mon grain spawn | Inoculer un sac de grains stérilisés | Sac de grains stérilisés bio, culture liquide, boîte de Pétri |
| Je cultive des woodlovers | Utiliser un substrat bois stérilisé | Substrat stérilisé bio, mycélium sur grains |
| Je veux limiter les manipulations | Utiliser un substrat CVG prêt à l’emploi ou all-in-one | Kit CVG complet et substrats all-in-one prochainement disponibles |
| Je veux un bac propre et durable | Utiliser un monotub prêt à l’emploi | Boomr Bin prochainement disponible |
Erreurs fréquentes en monotub
1. Utiliser le mauvais substrat
C’est l’erreur la plus courante. Un CVG n’est pas un substrat universel. Pour les champignons lignicoles, un substrat bois stérilisé est souvent plus adapté. Pour les champignons de compost, il faut un substrat composté ou spécifique.
2. Trop mouiller le substrat
Un substrat détrempé favorise les bactéries et les odeurs désagréables. Il doit être humide, mais jamais gorgé d’eau.
3. Ouvrir le bac trop souvent
Ouvrir le monotub trop fréquemment perturbe le microclimat et augmente le risque de contamination. Il vaut mieux observer sans manipuler.
4. Manquer d’air frais
Un excès de CO₂ peut provoquer une croissance faible, des pieds trop longs ou une fructification irrégulière. Les trous filtrés ou l’aération progressive sont essentiels.
5. Assécher la surface
À l’inverse, trop d’air frais peut assécher la surface du substrat. Il faut trouver un équilibre entre humidité et renouvellement d’air.
6. Utiliser un grain contaminé
Si le grain est contaminé, le monotub le sera presque toujours. Avant de mélanger le grain au substrat, vérifiez qu’il est bien blanc, vigoureux, sans taches vertes, noires, roses ou odeurs anormales.
FAQ : monotub, coco, CVG et substrats
Peut-on cultiver des pleurotes en monotub ?
C’est possible de manière expérimentale, mais ce n’est généralement pas la méthode la plus adaptée. Les pleurotes demandent beaucoup d’air frais et fructifient très bien en sacs, seaux ou blocs percés latéralement.
Le Lion’s Mane se cultive-t-il en monotub ?
Le Lion’s Mane est plus adapté aux blocs de substrat bois stérilisé avec fructification latérale. En monotub, il risque de produire des formes moins naturelles ou d’être plus difficile à gérer.
Le Reishi se cultive-t-il en monotub ?
Le Reishi peut être cultivé dans différents contenants, mais il est généralement plus adapté à un sac ou un contenant spécifique avec substrat bois et gestion du CO₂. Le monotub classique n’est pas forcément le meilleur choix.
À quoi sert le gypse dans le CVG ?
Le gypse améliore la structure du substrat, limite le compactage et apporte du calcium. Il n’est pas toujours indispensable, mais il est recommandé dans une recette CVG équilibrée.
Quelle quantité de gypse utiliser ?
Pour un bloc de coco d’environ 650 g, une quantité simple est d’environ 100 g de gypse, avec 300 g de vermiculite et 3 à 3,5 L d’eau bouillante.
Faut-il stériliser le CVG ?
Un CVG simple est souvent pasteurisé à l’eau bouillante. En revanche, si vous ajoutez des ingrédients plus nutritifs comme des grains, du son ou du fumier, il faut être beaucoup plus rigoureux et envisager une stérilisation adaptée.
Quelle différence entre grain spawn et substrat bulk ?
Le grain spawn est du grain colonisé par le mycélium. Il sert à ensemencer le substrat bulk. Le substrat bulk apporte le volume, l’eau et la structure nécessaires à la fructification.
Peut-on utiliser un substrat bois en monotub ?
Oui, pour certaines espèces lignicoles comme le pioppino, le chestnut, l’eryngii ou le nameko. Dans ce cas, un substrat bois stérilisé est plus cohérent qu’un CVG simple.
Qu’est-ce qu’un substrat all-in-one ?
Un substrat all-in-one combine généralement une partie nutritive et une partie substrat dans un même sac. Il permet de limiter les manipulations et de simplifier la culture, surtout pour les débutants.
Conclusion : le monotub est simple, mais le substrat doit être cohérent
Le monotub est une méthode intéressante pour cultiver certains champignons en intérieur, mais il ne faut pas le voir comme une solution universelle. Sa réussite dépend surtout de l’adéquation entre l’espèce, le substrat et les conditions de culture.
Pour préparer un substrat simple, la fibre de coco, la vermiculite et le gypse permettent de réaliser un CVG accessible et polyvalent. Pour les champignons lignicoles, un substrat bois stérilisé est souvent plus adapté. Et pour gagner du temps, les substrats CVG prêts à l’emploi, all-in-one et monotubs prêts à l’emploi peuvent simplifier considérablement le processus.
À La Mycosphère, nous proposons déjà la fibre de coco, le gypse, les grains stérilisés bio et les substrats bois stérilisés. Nous développerons bientôt de nouvelles solutions pour rendre la culture en monotub plus simple, plus propre et plus accessible.
Produits utiles pour démarrer
Les informations présentées dans cet article sont destinées à la culture de champignons comestibles, médicinaux, éducatifs ou de recherche, dans le respect de la législation applicable. La Mycosphère ne promeut pas la culture de champignons interdits dans les pays ou juridictions où cette pratique est illégale.










